Les aventuriers

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Les aventuriers

Message par darkman le Jeu 20 Juil - 0:42

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Re: Les aventuriers

Message par Caladbolg le Lun 21 Aoû - 23:47

Spoiler:

Ceci est un extrait d'un entretien que le conseiller Obsidien Isam Deer eut avec le célèbre héro elfe Tarislar, alors qu'il n'était qu'un Guerrier du premier Cercle. Cet entretien eut pour but de le faire participer à la mission qui marqua l'aurore de l'épopée légendaire connue sous le nom de "La course de l'Aube". J'espère que cette retranscription apportera quelques lumières sur la personnalité de l'un des héros les plus discrets de son groupe.

"Pourquoi serais-je un atout au groupe d'aventurier engagé par votre Roi ? Je suppose que votre question est à la fois honnête et présente pour me tester, Sir."

"Tout comme vous, je suis la Voie des Guerriers bien que je sois un novice comparé au Cercle que vous devez avoir atteint, si on garde les exploits qui vous sont attribué en tête. Je ne vous ferais pas l'affront de vous expliquer en quoi consiste notre discipline mais je vais tenter de vous faire part de mon interprétation de façon brève. Je ne suis ni sorcier, ni élémentaliste. Mais avant cela, vous devez comprendre mon histoire."

"Comme vous devez le savoir si vous cherchez mes services, je suis l'un des rares rescapés de Kaer Tesrae ke'Tarislar [Citadelle du Souvenir en Sperethiel.], qui était caché au Sud Ouest du Bois de Wyrm, non loin du Delta de la rivière Mothingale."

A l'évocation du Kaer où il grandit, son expression fut prise de mélancolie mais son ton resta aussi dur et égale qu'auparavant malgré l'évocation de souvenirs difficiles.

"Tesrae ke'Tarislar, comme vous vous en doutez, était habité par une majorité d'elfe et la mission que c'était imposé ses fondateurs fut de sauvegarder la culture elfique. Ce fut très certainement car la ville par laquelle ce Kaer fut construit était apparemment connu pour ses érudits et philosophes. Ironiquement, le nom de la ville fut perdu."

"Si proche du Coeur Elfique, Tesrae ke'Tarislar obéit aux ordres de sa Reine orgueilleuse mais ses élémentalistes et nécromancien, dans leur sagesse, savait que le plan imposé par la Reine était faillible. La légende qu'on racontait aux enfants étaient qu'un groupe de héros partit en quête d'un Grand Dragon afin d'obtenir de lui et de sa puissante magie protection faces aux Horreurs pour notre Kaer. Je ne saurais dire si la légende est vrai mais le fait est que notre Kaer resta debout."

"Comme je l'ais expliqué plus tôt, Tesrae ke'Tarislar fut créer pour sauvegarder notre culture. Très tôt, on m'inculqua les valeurs du Draesis ti'Morel [La Roue de la Vie, un motif particulièrement important dans les croyances elfiques. qui me guide encore aujourd'hui. Je dois avouer qu'à mon enfance, j'étais plus intéressé par l'étude du Carromeleg et les faits d'armes que par choses d'ordres académiques ou spirituel, quelque chose que je regrette maintenant que je sais tout ce qui a été perdu. Peut-être était-ce ma nature de Guerrier ou mes premiers pas sur Mes ti'Maeaerthsa qui parlaient."

"Si Tesrae ke'Tarislar est si peu connu aujourd'hui c'est pour une simple raison : son ouverture fut relativement récente comparé aux autres éparpillé aux 4 coins de Barsaive. Le conseil dirigeant du Kaer décida d'attendre au lieu d'ouvrir directement ses portes quand le niveau de magie se stabilisa. A cause de cette décision, beaucoup pensèrent le Kaer détruit par les Horreurs et finirent par l'oublier. Je suppose que la prudence fut le mauvais à cause de ce qu'elle engendra."

"A cause de notre isolation, nous n'avions aucune information sur le monde extérieur mais cela eu peut d'importances car les premières personnes à remarquer l'ouverture de notre Kaer fut une patrouille du Bois de Wyrm. Je suppose que nous avons eu de la chance que nous n'avons pas été la cible de leur attaque. Je ne connais pas tout les détails, mais je sais que malgré le sinistre spectacle qui nous était offert, nos leader ont décidé de prêter à nouveau Serment envers la Reine Alachia pour que nous ayons l'honneur d'accomplir nos rituels dans le coeur de la Culture Elfique. J'étais l'un des quelques enfants à avoir l'occasion d'accomplir mon Rituel de Passage."

"Bien sûr, beaucoup de personnes du Kaer n'était pas d'accord avec la décision de nos chefs. Nous souhaitions profiter du Rituel de Passage pour retrouver secrètement nos familles et fuir le Bois. Je vous passerais les détails mais le plan était stupide : le genre de chose que seule les enfants idéalistes peuvent imaginer."

L'expression de Tarislar se fit beaucoup plus dur et il fut évident qu'il était difficile pour lui de continuer son histoire.

"Avec chance et peut-être à cause de la capture des autres sots, le groupe que je dirigeais put récupérer nos familles sans trop de difficultés. Nos problèmes commencèrent à la sortie des bois quand une petite patrouille nous rattrapa. Je ne décrirais pas la bataille mais je vais enfin me mettre à expliquer pourquoi je suis un Guerrier."

"Êtes vous familier avec le Carromeleg ? C'est un art martial elfique divisé en 5 écoles différentes, chacune d'entre elle basé sur un élément. Le Carromeleg a un concept très important dans l'explication que je vais vous donner : Le Zathien. Un état qu'un pratiquant atteint quand il réalise que sa mort est imminente et qu'il accepte son funeste destin."

"J'ai atteint cet état dans mon combat et dans le même temps, mon initiation à notre Discipline."

"Si une chose unit chaque guerrier, c'est leur lien avec les éléments. Comme les élémentalistes, nous manions les 5 éléments et je penses que c'est une chose qui se reflète dans notre Discipline. En nous brûle un Feu Intérieur qui menace de détruire tout ce qui nous entourent. Trouver la volonté de combattre est comme ouvrir une cheminé dans son âme. C'est brûlant, rapide et peu détruire tout ce qui se trouve autours de toi avant même que tu puisses réfléchir. C'est à la fois une rage incommensurable, nos passions et notre volonté de survivre."

"Les autres éléments, eux aussi ont leur importance. L'Air éclaircit nos esprits et nous fait réagir rapidement. Le Bois nous fait grandir pour nous permettre d'atteindre de nouveaux sommets de gloire et de compréhension. L'Eau est comme le calme avant la tempête et pourtant reste un torrent bougeant dans toutes les directions."

"Ma façon de voir les choses est simple. Les éléments couvrent les 4 directions ainsi que le centre. Un vrai guerrier est capable de défendre ses 4 directions, comprends les deux camps d'un conflit, voit tout ses ennemis et connait le chemin le plus rapide vers la victoire. Un guerrier peut frapper dans les 4 directions, avec n'importes qu'elle arme, n'importe quand. Nous somme toujours prêt. Je suis toujours prêt."

"Maintenant c'est à vous de juger. Si vous voulez quelqu'un qui a pris goût au sang et qui ne comprends pas ses actions ou ses raisons de le faire, prenez à la place un maître épéiste ou un écumeur du ciel."
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Re: Les aventuriers

Message par RipGeekLost le Mar 22 Aoû - 17:14

Aisling Ma'jhara:

Extrait du journal d’Aisling Ma’jhara


Aujourd’hui j’ai 14, je suis officiellement une femme selon les humains. Ce que je suis. Mais j’aurais pu être une elfe. Laissez-moi conter l’histoire de ma jeune vie. Il y a des années de cela, avant ma naissance, un trio d’aventurier s’arrêta dans une communauté.

Ce trio d’aventurier se composait en premier lieu d’un Maître d’Arme Tskrang, Kaalyn S’triivma Valesnor. Mon Chaida, Parrain, Témoin, ou tout autre terme qui vous décrirez le lien entre un enfant et la personne en qui les parents placent leur confiance pour s’occuper de lui si il venait à arriver une tragédie.

Ensuite, un Illusionniste humaine, Salvia. Ma mère. Elle descendait du peuple Scavien, aussi portait-elle toujours une multitude de bijoux et gardait-elle ses longs cheveux dans un foulard. Pour ceux qui connaissent les relations tumultueuse entre Tskrang et Scavien, ne vous en faite pas. Je ne sais toujours pas comment ils ont fait pour s’entendre moi-même.

Et il y avait mon père. Lorkhan Ma’jhara. Comme vous vous doutez à son prénom, il s’agit d’un elfe. Mon père était souvent plongé dans ses recherches sur les différents plans de ce monde et sur comment bannir les horreurs. Je n’ai pas honte ni peur de dire qu’il s’agit d’un nécromancien. Il reste mon père et il est celui qui m’a appris à ne pas me laissé submerger par la peur, comme ma mère m’a appris à démêler le vraie du faux dans la réalité, et comme mon Chaida m’a appris… Des choses… En quelque sorte.

Je fus éduqué dans un environnement de savoir, connaissance, magie, trompe-l’œil et cordage. Pourquoi cordage ? Mon Chaida. Ma mère m’éveilla très tôt aux vérités de ce monde, à me faire voir au-delà de mes sens et à remettre en question ce que je pensais voir. Pour elle, il s’agissait simplement de veiller à ce que sa fille ne se fasse pas berner par les illusions de ce monde. Pour moi, c’était notre petit jeu à toutes les deux, savoir ce qu’elle avait mit comme épice dans le souper, où se trouvait réellement la pièce et connaître le vrai nom de la tête de cette couleur illusoire. Je peux affirmer qu’aucune de nous deux ne s’attendait vraiment à ce que je devienne son apprentie à un jeune âge.

Mon père m’enseigna ce que je sais des potions et de l’histoire elfique. De la culture, du langage, de la philosophie des chemins. Bien qu’il était froid et distant, je savais qu’il m’aimait réellement. Il veillait juste à ce que je ne sois pas trop près de ses livres sur les horreurs, de ses documents, ses recherches et d’autres choses en liens avec elles et le châtiment. Je ne dirais pas qu’il avait peur pour moi, la ressentir est un tabou chez les gens comme lui. Je dirais plus qu’il… Veillait à ce que ma voie ne soit pas la sienne. Même si il m’apprit à contrôler mes émotions, je l’en remercie pour ça. Sans lui, je ne saurais pas que la peur n’est finalement qu’une émotion futile car nous avons tous la même fin. La mort.

Mon Chaida, lui, n’est pas du genre studieux. Il est du genre flamboyant, il a besoin d’être le centre de l’attention. Mais par-dessus tout, il a besoin que les autres comprennent la beauté du risque. Il me l’apprit très jeune. Alors que je n’étais vraiment qu’une toute petite fille, il me fit grimper dans les arbres, balancer de cordes en corde et sauter de branche en branche. Son but était que je trouve la hardiesse et la passion de braver le danger. Et également de faire venir des cheveux blancs précocement à ma mère, je n’en doute plus à l’heure actuel. Dans son cœur, mon Chaida voulait me voir sur les routes, me voyait déjà dessus et désirait que je sois prête. Il m’apprit également à utiliser un arc, se servant des foulards de ma mère comme cible. J’assure qu’à l’époque j’étais convaincu qu’il avait son autorisation.

Je menais une enfance paisible, tranquille. J’avais 10 ans quand tout bascula. Mon père avait fait l’acquisition d’un objet étrange et commença à l’étudier nuit et jour. Lui qui était distant, nous ne le vires même plus pour les repas… Dans un sens, ça ne nous étonnait guère. Il était toujours d’une extrême prudence sur ses recherches, afin que les horreurs ne nous entache jamais. Nous aurions-dû voir les signes. Ses broderies qu’ils ne montraient plus, les cauchemars de plus en plus courant, les petits rires ou les larmes qui coulaient sans qu’il n’y ait de raison. Je suppose que le bonheur et notre envie qu’il dur ne nous a pas permis de le voir. Une honte pour des Illusionniste, n’est-ce pas ?

Ce qui commença à m’inquiétait, ce fut quand il me demanda de l’aide dans son laboratoire. Dans ses recherches. Lui qui ne voulait jamais avant. Je me disais que ce serait une occasion d’être plus proche de lui, de pouvoir outrepasser la nouvelle distance qui n’avait pas sa place. Aujourd’hui, je me dis qu’il avait fait exprès. Il voulait qu’on voit remarque la marque, qu’on remarque qu’il y avait quelque chose. Qu’on cesse un instant de se concentrer sur notre bonheur et que l’on voit la vérité, comme les Illusionnistes que nous étions sensé êtres… Mon père a toujours été un homme intelligent, cela ne m’étonnerait qu’il ait désirait faire ça pour tromper l’horreur. Je l’espère de tout cœur.

Tout escalada très vite quand ma mère apprit qu’il avait demandé mon aide pour ses recherches. Elle préférait que je sois aussi éloignée de ces choses que possible. Que les horreurs ne viennent pas hanter mon esprit quand elles ne sont pas là. Et qu’elles n’aient jamais l’occasion de le faire. C’était un soir de pluie. Ils se disputaient en bas, j’écoutais en cachette sur les marches de l’escalier. Je dois avouer ne pas me souvenir de grand-chose des paroles en elle-même. Je savais juste qu’ils se disputaient à cause des recherches et que la dispute avait escaladé. Je ne souviens que d’une chose parfaite.

« Peut-être que si tu avais été une meilleur illusionniste tu aurais remarqué que je suis marqué bien plus tôt. »

J’aurais peut-être pu faire quelque chose avant que ma mère ne meurt. J’avais préféré courir le plus vite possible en haut pendant que mon père tuait brutalement ma mère, barbouillant les murs d’une horrible couleur rouge. Je préférais voir les mur se faire barbouiller plutôt que de voir ce qu’il avait utilisé pour… Bref, je suis remontée aussi vite que possible. Passer par la porte d’entré n’était pas une bonne idée, il m’aurait très vite rattrapée. Ma meilleur chance aurait été par le toit, par lui j’aurais pu essayer d’atteindre l’habitation de mon Chaida et être en sécurité. Je dois avouer que j’avais oublié la pluie. Ca aurait pu me coûter la vie avec une chute.

Mon père ne me poursuivit pas par les toit. Il était passé par en bas rapidement, attendant juste que je trébuche. Non, ce n’était pas mon père, c’était l’Horreur qui avait prit possession de son corps. Ca va vous paraître stupide, mais dans mon esprit, je me disais que si il voyait que j’avais peur, il monterait, ou utiliserait de sa magie, ou je ne sais quoi… Je me disais qu’ils en profiterait jusqu’à la moelle. Alors, j’ai pensé à donner un nom à l’Horreur. Plutôt un surnom. Le genre de chose qui permet de se faire une idée de ce qu’est quelque chose. Ou qui donne l’impression qu’on la connaît. Si on la nomme, on la connaît, même si le fait d’être incapable de voir au-delà visage distordue par un rictus de mon père était ce qui me terrifiait le plus.

Alors, pour ne plus avoir peur, du moins tenter, j’avais donné un nom dans ma tête à l’Horreur. Vous risquez de rire, mais sur le coup j’avais pensé à la première chose en tête. Monsieur Lapinou. Ce n’était pas le nom qu’on donnerait à une Horreur. Mais c’était ce qui m’était venu en tête. Et le fait d’avoir eu la tête préoccupée par le fait que j’avais trouvé un nom si idiot à une chose si immonde m’avait permis d’oublier le temps qu’il fallait qu’en bas m’attendait la chose, sous le couvert de mon père. La fenêtre de mon Chaida était fermée, et je sentais quelque chose dans l’air. Je craignais que tout ce temps à me faire paniquer, Monsieur Lapinou l’avait passé à tisser dans la trame. Je ne cherchais pas à vérifier mes soupçons. J’utilisais mes petites jambes pour briser les carreaux, réveillant de ce fait mon Chaida.

Il eu juste le temps de comprendre ce qu’il se produisait que je fonçais me cacher derrière lui, en larme et tremblante. L’Horreur rentra, sous le couvert de mon père. Mon Chaida avait juste à m’entendre hurler « HORREUR » pour se mettre entre mon père l’Horreur et moi. Mon Chaida était un maître d’arme d’un grand talent, mais l’horreur était sous le couvert de son ami. Lui disant et murmurant des choses, des secrets et des souvenirs que je ne connaissais pas, des vérités profondes sur leur amitié… L’esprit flanche en même temps que le corps. Je me saisi d’une des premières armes que je pouvais trouver dans la maison.

Je préfère me dire que j’avais poignardé l’Horreur. Pas mon père mais l’horreur. Quand il se rendit compte de ce que j’avais fait, dans son dos, et se retourna, je savais qu’il s’agissait de mon père et de personne d’autre.

« Tu as bien fait ma fille... »

Quand le corps de mon père s’effondra au sol, je me précipitais vers mon Chaida. Je dû l’aider, du haut de mes 10 ans, à rejoindre la demeure du guérisseur. Depuis, mon Chaida et moi sommes sur les routes. Je garde toujours précieusement sur moi la dague qui a poignardée mon père. Et nous devons le faire… Quand nous sommes retourner dans la demeure de mon Chaida pour brûler le corps de mon père… Il avait disparu, sans une trace.

Et j’ai peur depuis.

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Re: Les aventuriers

Message par Kadus le Sam 2 Sep - 3:07

Fignus le Sorcier:

Royaume de Throal, 1506th

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai rêvé de ce jour où enfin, je pourrais quitter Throal afin de partir à l’aventure. Ce jour où les contrées de Barsaive s’ouvriraient à moi. Voici donc les premiers mots que je pose dans ce journal qui me suivra le long de mes futures pérégrinations. J’espère que ces dernières seront riches en enseignement pour les prochaines générations, et qu’elles puissent leur apporter un message plein d’espoir pour l’avenir. Je m’appelle Fignus. Mais avant de conter mes futures épopées, il serait de bon aloi que je commence par raconter mon passé. Mais avant d’aborder ma jeunesse, je dois d’abord parler de mon père.

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Mon père Glorin, était un adepte guerrier très connu à Throal, il travaillait pour l’illustre maison Neumanie et ses aventures lui octroyèrent le titre de b’jados, au sens héroïque du terme. Au cours de l’un de ses voyages, il rencontra une naine troubadour qui intégra par la suite son groupe d’aventuriers. Quelques années plus tard, c’était en mari et femme qu’ils rentrèrent au royaume des nains. Je naquis à la fin de cette année-là, il y a de cela 25 ans.  Comme toute famille naine, on attendit le premier mois afin de me baptiser Fignus, fils d’Ulfinna et de Glorin. Ce dernier avait désormais une famille, mais contrairement à sa femme, il continua de voyager avec son groupe au service des Neumanie, au point même qu’on lui fit l’honneur de lui remettre une épée des plus ouvragées nommée : « Impétueuse ». Quant à ma mère, elle obtint une licence lui permettant d’ouvrir une auberge dans le Bazar et je dois dire que ce fut dans cette auberge que j’ai passé les meilleurs moments de ma jeunesse.

Mes premières années, je passais la majorité de mon temps le jour à observer ma mère qui cuisinait des mets exotiques qu’elle aurait appris au cours de ses voyages. Les clients étaient en ne peut plus content de découvrir de nouvelles saveurs. Quant aux soirées, elle me racontait tant d’histoires sur ses anciennes aventures, ainsi que les récits d’autres adeptes. Elle avait l’art de raconter les histoires au point même que je sentais comme transporté en dehors de Throal pour assister à ces épopées qu’elle me contait avec ferveur. Je commençai à rêver quitter un jour la montagne pour vivre mes propres aventures. Plus je grandissais, plus il était important pour moi d’aider ma mère en cuisine. Commençant d’abord par des petites tâches comme la plonge, la prise de commandes, avant de vraiment commencer à cuisiner avec elle. C’est peut-être de là que je tiens mon penchant pour les bonnes choses. Quant à mon père, hélas je ne le voyais presque jamais. Il était la plupart du temps en voyage à vivre je ne sais quelles aventures, et quand il rentrait, il ne restait que très peu de temps avant de repartir. Je profitais de ses pauses pour rester le plus de temps à ses côtés, à lui raconter ma vie de tous les jours, bien monotone comparée à ses récits de voyage. Il espérait que je devienne un jour un adepte comme lui, et même cette idée me réjouissait. Je dois avouer qu’il m’arrivait de détester cette manie qu’avait mon père de toujours abandonner sa famille. À part les histoires qu’il me racontait, je ne connaissais rien de mon père, c’était presque un étranger pour moi.

Quelques années plus tard. Mon père semblait différent. Presque méconnaissable. En plus de de son travail, son caractère avait changé. Le peu de temps qu’il passait à Throal ne lui servait qu’à préparer son prochain voyage, c’était devenu un étranger et je n’étais pas le seul à le remarquer. D’après certains, cela pouvait arriver à un certain âge, d’autres pensaient que c’était dû aux voyages répétés. La dernière fois que je l’ai vu, ce fut à la célébration de mes dix ans. Il me remit en cadeau « Impétueuse » sans un mot et le lendemain, il n’était plus là. Quelques mois plus tard, une terrible nouvelle nous parvint. Glorin avait abattu ses compagnons dans un excès de folie avant de disparaître dans un terrible crie d’agonie. Les témoins de cette tragique scène ont confirmé que le nain était contrôlé par une horreur. Le journal qu’il tenait toujours à ses côtés n’a pas été retrouvé. Comme tout donneur de nom, je connaissais l’existence des horreurs qui ont poussé tous les peuples de Barsaive et d’au-delà à se cacher dans des Kaer ou des citadelles pendant quatre siècles. Je savais aussi qu’elles étaient toujours présentes et qu’elles représentaient un grand danger. Mais ce ne fut qu’à cette instant que je compris que cette menace pouvait prendre une forme aussi insidieuse. Cette tragédie eut des conséquences imprévisibles à mes yeux. Le nom de Glorin était honni, certaines personnes s’adonnaient au wech’nes en osant affirmer que mon père était le serviteur d’une horreur. Notre famille était déshonorée par cet incident et l’on réfléchissait désormais à quitter Throal au moins pour Grand Foire. Finalement, ma mère qui avait du caractère malgré le déshonneur qu’on nous faisait vivre décida de rester au capital du royaume nain. Dans un sens, ce fut une bonne décision, car sans ça je n’aurais peut-être pas pu rencontrer celui qui allait devenir mon mentor.

Les années passèrent et les mauvaises rumeurs commençait à s’estamper, malgré tout, la clientèle de la Hutte de Mouette Rieuse avait diminué, mais nous pouvions toujours compter sur les fidèles et les voyageurs ne connaissant pas la réputation de la famille. En ce qui me concerne, j’avais réussi à vivre avec ce qui s’était passé, même si j’éprouvais de plus en plus un besoin impérieux de connaître la vérité sur mon père. Un jour, un adepte T’skrang entra dans notre établissement et se posa au bar. En m’adressant à lui afin de recueillir sa commande, d’un geste souple il me tendit un parchemin où l’on pouvait lire une recette. À peine eussé-je le temps de lire qu’il replia aussitôt son parchemin, me demandant de lui réciter les ingrédients de la recette. Ce que je fus, tout en étant étonné par l’attitude de cet homme. Ce ne fut que plus que je compris qu’il s’agissait d’un test et que l’homme à la peau écailleuse du nom de K’stano était un sorcier de l’esprit, venu à Throal afin de s’abreuver de la connaissance contenue à la Grande Bibliothèque.


J’avoue qu’au début de ma formation à la discipline de sorcier, je pensais que j’allais commençais avec l’apprentissage de sortilèges. Mais K’stano a commencé mon enseignement par l’apprentissage de la broderie, premier exercice, broder une robe de sorcier. Apprendre un art est très important, et la broderie était une bonne initiation à tissage des filaments de magie. Je ne comprenais pas tout à l’époque, mais je ne rechignais pas à exécuter les tâches que m’ordonnait le T’skrang. Ce dernier se petit à petit à m’initier à la symbolique des idées, et me donnait un certain nombre de livres à lire afin de m’inculquer les notions de plan astral, de trames et d’architrames. Il ne délaissa pas mon enseignement martial, après tout il disait souvent que le magicien peu importe sa discipline qui ne comptait que sur la magie avait une courte durée de vie. Mais en plus d’apprendre les rudiments de ma discipline, j’apprenais beaucoup sur mon maître et sur son peuple. K’stano était quelqu’un de très loquace, et il me parlait souvent de concepts T’skrang comme l’Haropas. J’avoue que cela reste encore aujourd’hui nébuleux à mes yeux, mais je me rappelle encore du nombre de fois dont il me parlait de Jik’harra afin de m’exhorter à avoir du courage. Durant ces dernières années, les livres avaient pris une telle importance à mes yeux que c’en était étonnant. Mon mentor me parlait de la Grande Bibliothèque de Théra qui contenait un immense savoir et j’avoue que je souhaitais et souhaite toujours autant aujourd’hui visait ce lieu de sagesse, quand on l’histoire, on se demande comment de telles sages on put donner naissance à un empire aussi belliqueux et irrespectueux de la liberté de tout individu. Ma passion pour la cuisine ne s’est guère estampé avec le temps quand je pense à toutes ces discussions avec maître K’stano autour de leurs épices. Je me souviendrais toujours avec reconnaissance de l’enseignement que ma prodigué mon maître.

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Récemment, d’étranges disparitions ont été signalées au sud-ouest de Barsaive. Et avec les récents troubles entre Théra et Throal, je fais partie du groupe constitué sous les ordres de sa majesté le roi Varulus III avec pour mission de découvrir ce qui se cache derrière ces disparitions. Je dois avouer j’éprouve une certaine crainte face à ce que je pourrais découvrir. J’espère que saurais faire appel au Jik’harra ainsi qu’à Impétueuse s’il le faut. Je dois aussi quitter Throal afin d’apprendre la vérité sur mon père et laver son nom. Il ne serait jamais devenu un serviteur des horreurs, je refuse de le croire. Mais pour cela, je dois retrouver son journal en espérant qu’il n’a pas été détruit.  Que Minbruje m’aide au cours de ce voyage.
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Re: Les aventuriers

Message par Narro le Lun 11 Sep - 17:31

Salut tout le monde je vous rejoins bon il me faut donc faire un perso est ecrire un roman sur sa vie si j'ai bien compris
 
Belwen Forgeron Elfe:

Baldr est un Dae’mistishsa il ne souhaite pas suivre aveuglément les traditions mais plutot tracer son chemin par lui même , s'il a choisi de devenir adepte forgeron c'est du au fait qu'il considère les forgerons comme des artistes . (work in progress)

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Re: Les aventuriers

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